lundi 13 février 2017

La CGT se félicite de l’allongement des congés maternité et paternité

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Suite à une proposition de loi de Marie-Georges Buffet, l’assemblée nationale a voté le rallongement du congé maternité de 16 à 18 semaines, durée minimum préconisée par l’OIT, et du congé paternité de 11 à 14 jours. Ce vote a eu lieu malgré l’avis négatif du gouvernement, opposant des raisons budgétaires aux droits des femmes.
La CGT se félicite de ce vote qui fait suite à sa mobilisation pour renforcer la protection du congé maternité.
La CGT dénonce le blocage opéré par le gouvernement, alors que de nombreux drames de fausses couches au travail sont venus rappeler ces dernières semaines l’insuffisante protection des femmes enceintes.
Alors que le gouvernement a accordé sans aucune contrepartie 40 milliards d’euros de cadeaux aux entreprises avec le pacte de responsabilité, oser refuser l’allongement du congé maternité au prétexte qu’il coûterait 280 millions d’euros sonne comme une provocation.
La CGT se battra pour que les dispositions votées par les député-e-s soient définitivement adoptées et entrent en vigueur au plus vite.
La CGT regrette, néanmoins, que les dispositions de la proposition de loi, visant à rendre effectives les sanctions contre les entreprises qui ne respectent pas la loi et à lutter contre la précarité des femmes sur des temps partiels de moins de 24h n’aient pas été adoptées.
La CGT rappelle ses revendications pour améliorer la protection de la maternité :
• le renforcement, dans le code du travail, de la protection des salariées enceintes : visite obligatoire de la médecine du travail, aménagement et/ou changement de poste dès lors qu’il expose la salariée et met en danger son enfant, allègement du temps de travail ;
• l’allongement du congé maternité de 16 à 24 semaines sachant que l’OIT préconise 18 semaines ;
• l’allongement de la protection contre le licenciement jusqu’à 6 mois après l’accouchement, comme le propose l’ensemble des organisations syndicales françaises avec la Confédération Européenne des Syndicats.
Montreuil, le 6 février 2017

VO Impôts 2017 : Ne payez pas 1 € de trop

La VO Impôts, le numéro un des guides fiscaux, est le magazine qui dévoile toutes les clés pour ne pas payer 1 € de trop. Réalisé par les journalistes juristes et experts fiscaux de la NVO, ce hors-série paraît tous les ans depuis plus de 50 ans. Il est spécialement connu pour la précision de son barème fiscal et la valeur sûre de ses chiffres.
  • Baisse d’impôts de 20 % pour les contribuables modestes ;
  • Paiement à la source au 1er janvier 2018 ;
  • Revenus procurés par l’économie du partage ;
  • Crédit d’impôt énergie.
Retrouvez tous ces thèmes expliqués par nos juristes et militants fiscalistes dans la VO Impôts 2017. Avec en prime cette année notre grand roman-photo « L’inquiétante histoire du prélèvement à la source ». En vente chez tous les marchands de journaux et sur www.nvo.fr.

Les salariés des TPE confirment la CGT comme première organisation, à dix points devant la deuxième !

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Les résultats des élections de représentativité dans les Très Petites Entreprises confirment la CGT comme première organisation syndicale au plan national.
Les salariés qui se sont exprimés ont choisi de légitimer le syndicalisme CGT, qui propose, conteste, revendique, lutte et négocie ! La CGT sort confortée de cette élection et remercie les électeurs.
Cette satisfaction des résultats ne peut gommer l’amateurisme dont ont fait preuve le gouvernement et les services du Ministère du Travail tout au long du processus électoral.
Ils portent notamment la responsabilité du faible taux de participation des salariés à l’élection.
Alors que 4,6 millions de salariés étaient concernés par l’élection, aucune communication digne de ce nom dans les médias n’aura été organisée afin d’informer, sensibiliser et favoriser leur expression.
La CGT dénonce le gouvernement et ses services qui auront jalonné d’embuches l’élection des salariés des TPE comme par exemple le report des élections pendant les fêtes de fin d’année.
Le choix de permettre la participation de listes syndicales pourtant dans l’incapacité de représenter les salariés dans les commissions paritaires qui vont se mettre en place démontre que loin de l’affichage, la prise en compte de l’expression des salariés des TPE sur leurs besoins, leurs revendications n’intéressent que peu le gouvernement !
Les salariés ont amené la meilleure des réponses, celle de placer en tête et loin devant la CGT avec un résultat de 25,12% devant la CFDT à 15,44%.
Ces résultats confèrent de grandes responsabilités à la CGT, qui, forte de ce résultat, réaffirme son engagement auprès des salariés des TPE pour, avec eux, exiger des avancées réelles en matière sociale.
La CGT mesure les efforts de déploiement à réaliser pour mieux représenter les salariés des TPE, leur donner plus de place encore dans le syndicalisme CGT, le syndicalisme de tous les salariés.
Montreuil, le 3 février 2017

dimanche 5 février 2017

Loi travail : FO et la CGT saisissent l’OIT contre des dispositions de la loi travail

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La CGT et FO ont saisi l’OIT ce jour. En effet, la loi Travail comporte de nombreuses dispositions contraires aux textes fondamentaux et aux textes internationaux auxquels la France est liée. Cette loi porte atteinte à la liberté syndicale, au droit à une négociation collective libre et progressiste et au droit à un licenciement « juste ». C’est pourquoi, une plainte commune de FO et la CGT est déposée auprès de l’Organisation internationale du travail.
Jamais nous ne nous résoudrons à la remise en cause des dispositions du Code du Travail protégeant les travailleurs. Au contraire, nous résisterons aux côtés des salariés en mobilisant tous les outils à notre disposition : en maintenant le rapport de forces dans les négociations afin d’empêcher la régression des droits des salariés et en actionnant tous les recours juridiques pertinents.
Ignorant l’opinion publique, sans débat parlementaire, sans respect pour les organisations syndicales, à coups de 49-3, la loi Travail a été adoptée, puis promulguée au Journal Officiel le 8 août 2016. Complétée par environ 130 décrets d’application, elle est désormais applicable. Des employeurs s’emparent déjà de ce texte pour remettre en cause les droits de nombreux salariés.
Déjà en 2007 et 2011, l’OIT a respectivement disqualifié le CNE (contrat nouvelle embauche) et reproché à la France des réquisitions de salariés grévistes organisées par le gouvernement.
Paris, le 31 janvier 2017